Be the One - Miss Peg
- Plume

- 27 déc. 2025
- 2 min de lecture
Faire face au vide. Le vide de soi. Regarder calmement l’instant noir des absences, de ce qui remplit habituellement. Il y a des moments qu’on peut anticiper gravement et pleurer par appréhension ou par comparaison. Seul dans des moments où l’on devrait être deux ou plus. Ainsi se forme en soi l’image du vide. Cependant, la vérité qu’on cherche à dissimuler est là, contre toute attente, et ce n'est pas si grave. Le vide a le mérite d’être présent, pour nous éclairer plutôt que nous engloutir, il apaiserait même. Finalement, ça c’est pas si grave, si triste d’être, d’être avec soi, uniquement.
Le un de chaque individu ne peut exister pleinement qu’en le laissant respirer à l’intérieur, pour qu’il s’exprime au grand jour, le jour où tout est possible. Le point de départ de l’essentiel. Pourquoi le fuir quand il est propulseur des meilleures choses à venir, celles qui prennent racine dans la vérité de qui l’on “naît”. Le vide se fait malmener parfois car il tangente dangereusement avec la tristesse, l’abandon, la solitude subie plutôt que choisie mais alors, tel un funambule expérimenté, il se redresse avec fierté pour avancer plutôt que basculer. Le vide est courageux, le vide dit tout en ne disant rien. Le vide est plein des ressources du un.
Chemin faisant, le long des moments passés avec soi, le vide se déshabille. Il se met à poil et frémit de ces hivers à faire le nécessaire. Il court dans la neige des espoirs, il plonge dans l’eau glacée qui régénère. Il s’en fout de ce qu’il faudrait faire pour être, puisqu’il a compris depuis longtemps qu’il n’y avait surtout rien à faire. Après, avant et maintenant il est toujours le même, évident, sincère, entier et sans compromis.
Il n’y a pas d'âge perdu, de situation perdue, de circonstance aggravante mais des images auxquelles le monde voudrait que l’on croit. La vie naît du vide dans lequel les cellules voyagent et continuent quoi qu’il se passe. Cela s’appelle la lumière.
C’est chouette la vérité, pas de leurre ni de simagrée, pas de simulacre au théâtre des idées.
Quand sera venu le moment de converser avec le rien, ne vous inquiétez pas, sa morsure est douce comme celle d’un chaton, elle pique un peu pour chatouiller ensuite. N’ayez pas peur de l’intérieur et surtout prenez le temps de le considérer à sa juste valeur, celle de l’infini, celle de l’intemporel, l’universel. Le lien immuable avec l’humanité toute entière. Soyez fier de votre unité.
Pour honorer cette unicité, le travail en cours porte sur le montage du futur clip “ Be the one - Miss Peg ”, single du Ep qui sortira courant février dont voici un extrait.











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